Chapitres

mercredi 11 février 2009

Toi et jeu

Ton poignet fragile dans ma main qui t'oblige.
- Pas ici...
Tu essayes de te dégager et je me plaque contre toi. Tes lèvres, ton cou, tes seins. Les yeux fermés, tu tentes encore de me repousser. Te prendre de force. Me laisser faire. Notre lutte recommence. L'attraction et la fuite. Ça ne dure jamais longtemps.
Ensuite, nous faisons comme si de rien n'était. Chacune sa vie.
Mais quand nous nous croisons à nouveau et que nous lisons dans le regard de l'autre les promesses d'un couloir désert ou d'un escalier sombre, notre désir est le plus fort. Ni les remparts de la ville, ni les vêtements humides de pluie, rien ne peut empêcher notre monstre de tout détruire. Nous nous retrouvons sans cesse.
Pour nous, la fin du monde est un commencement.



À Catherine
6 février 2009

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je découvre avec bonheur ces tendres textes, j'aime les mots, les tiens sont beaux, et tout ce qu'ils nous disent installe dans le cœur la passion...Mimi http://perceptions.vip-blog.com/

Dark. a dit…

La façon que tu as eu d'écrire ce texte rend vraiment bien l'idée de lutte et de fuite. Phrases courtes et incisive. C'est très beau, j'aime.