Humanisation des pelouses de l'Esplanade. Squatte floral et sonorisations titubantes. Le sol tremble sous le hoquet des baffles. Fleurs en collier et bracelets lumineux, nous sommes musicales en liberté.
Des couples dansent dans le sable de l'Esplanade. Les fleurs du parc exaltent l'alcool. Des filles en bandana, un joint à la main, zigzaguent entre les groupes qui se sont formés. Beaucoup de couples. Les femmes se hissent sur la pointe des pieds.
Longues tresses sur la tête, tentacules capillaires, pieuvre aux bras emmêlés, un jeune homme manie deux bâtons aux extrémités enflammées. Le feu brille et roule autant que les yeux des ivrognes. Soudain, Laura fascinée par sa phobie. La flamme électrique l'attire, féminine furieuse. Il y avait quelque chose d'inquiétant à la voir suivre des yeux la danse des bâtons. Elle l'a en horreur mais elle ne pourra jamais nier que tout son être appelle le feu. Le rouge de ses photos, la violence dévastatrice de ses lancées verbales. Son amant est un pompier pyromane. Il l'allume pour le plaisir de l'éteindre.
Bruyante, la nuit va nous quitter. Orphelins abandonnés à la rage du soleil. L'astre flétrira nos corps et consumera nos vies aussi vite qu'une cigarette. Meurs sous nos cris, soleil! Détache tes rayons et vient te frotter aux notes bientôt aphones. Brûlante, la nuit s'attarde grâce à nos chants Désespérance des ronfleurs. Main d'un ivrogne sous ses seins. Rappel lubrique: la nuit ne nous protège pas. Elle est la mère de tous les dangers et nous livre à nos peurs primitives et secrètes. La musique, ancienne gardienne de notre folie, recouvrira nos hurlements. Nous sommes seuls, enfants et vieillards, sous l'immense globe bleu.
Des couples dansent dans le sable de l'Esplanade. Les fleurs du parc exaltent l'alcool. Des filles en bandana, un joint à la main, zigzaguent entre les groupes qui se sont formés. Beaucoup de couples. Les femmes se hissent sur la pointe des pieds.
Longues tresses sur la tête, tentacules capillaires, pieuvre aux bras emmêlés, un jeune homme manie deux bâtons aux extrémités enflammées. Le feu brille et roule autant que les yeux des ivrognes. Soudain, Laura fascinée par sa phobie. La flamme électrique l'attire, féminine furieuse. Il y avait quelque chose d'inquiétant à la voir suivre des yeux la danse des bâtons. Elle l'a en horreur mais elle ne pourra jamais nier que tout son être appelle le feu. Le rouge de ses photos, la violence dévastatrice de ses lancées verbales. Son amant est un pompier pyromane. Il l'allume pour le plaisir de l'éteindre.
Bruyante, la nuit va nous quitter. Orphelins abandonnés à la rage du soleil. L'astre flétrira nos corps et consumera nos vies aussi vite qu'une cigarette. Meurs sous nos cris, soleil! Détache tes rayons et vient te frotter aux notes bientôt aphones. Brûlante, la nuit s'attarde grâce à nos chants Désespérance des ronfleurs. Main d'un ivrogne sous ses seins. Rappel lubrique: la nuit ne nous protège pas. Elle est la mère de tous les dangers et nous livre à nos peurs primitives et secrètes. La musique, ancienne gardienne de notre folie, recouvrira nos hurlements. Nous sommes seuls, enfants et vieillards, sous l'immense globe bleu.
21 juin 2008
3 commentaires:
Tu as bien fait de garder l'oeil ouvert ce soir-là, ce texte est superbe. Je ne saurai pas trop dire pourquoi mais il me plait... Et en plus il parle de moi hihi
J'te fais plein de gros bisous en espèrant que tout se passe bien pour toi!
Le feu!...^^...
Cet animal est mon meilleur ami!
Si changeant, si violent!... Si beau.
Bises
NiaK©
Encore une merveille textuelle. Ton inspiration est revenue pour notre plus grand plaisir à tous.
Bravo
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