
Il fait chaud... et je pense à Saint John Perse. Aucun souffle qui vienne rafraîchir le corps alanguie. La chaleur alourdit les mouvements et les rend presque douloureux. L'ombre s'efface devant le règne de la lumière. Les pieds dans le vide, je suis assisse à la fenêtre. Les rayons de l'astre s'enroulent autour de mes jambes nues. L'expression « au bord du gouffre » n'a jamais été aussi vraie qu'aujourd'hui. Et ce gouffre, c'est l'été. Un cigarillo grille presque doucement entre mes doigts. J'aspire la mort. Elle me brûle la gorge, sèche ma langue et tape contre mes dents. J'entrouvre les lèvres. La fumée opaque forme des arabesques au-dessus de ma tête. Le chat insolent griffe l'air et éparpille mes pensées. Bientôt viendra le soir et les cris des hirondelles. Les familles se promèneront dans la fraîcheur de la forêt. Les enfants riront en jouant avec les rayons du soleil qui meure... qui meure... qui meure... sans cesse...
(début mai)
3 commentaires:
MERCI ! MERCI ! MERCI !
Eh oui, ... 1 an de plus dans la course de ma vie ... :-)
47 printemps ! ! ! Je m'approche doucement du cap du demi siècle ...
C'était hier le temps des impatiences, c'est désormais le temps de l'expérience ...
Le lion dans la savane connaît sa force mais pas le jour de sa naissance ...
Le chêne dans la forêt ignore qu'il pousse depuis cent ans ...
L'étincelant soleil ne sait même pas qu'il se lève et se couche chaque jour ...
Quant à moi, je possède les précieux souvenirs du passé, le bonheur d'aujourd'hui et les projets pour demain ...
Gros Bisous
Fabienne
http://papillonbleu17.boosterblog.com/
J'ai l'impression de boire un léger bol de chocolat chaud à chaque fois que je lis un de textes. On se sens tellement tranquille dans ton univers lyrique qu'il est difficile d'en ressortir! Encore et toujours bravo!
Merci beaucoup. Dis-moi: tu n'as pas de blog où tu publies tes textes? J'aimerai bien aller faire un tour dans ton univers.
bonne fin de journée
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